Battre les cartes : du mélange de Gaspard Monge aux surprenants résultats de Persi Diaconis

Mathématiques
ChercheurDoctorantÉtudiantGrand public
Pôle ressources
13/01/2017

16 janvier : 2e séance du séminaire “Histoire des jeux et de leurs théories mathématiques” consacrée à  “Battre les cartes : du mélange de Gaspard Monge aux surprenants résultats de Persi Diaconis”

Elle aura lieu à la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS) de Lille, le lundi 16 janvier à 17h00, dans la salle 004 (à gauche, en bas des escaliers). La séance est ouverte à tous.

Résumé : Battre les cartes est facile, comprendre ce qui se passe précisément et savoir quand s’arrêter est difficile. Les problèmes combinatoires et probabilistes autour du mélange des cartes intéressent les mathématiciens depuis longtemps. Il existe deux catégories principales de mélanges de cartes. Il y a d’abord les mélanges déterministes où aucun hasard n’intervient dans la transformation de l’ordre des cartes. Les répéter conduit à des surprises. L’arithmétique aide à y voir clair. Plus délicats et objets de nombreux travaux récents, les mélanges aléatoires sont en réalité très importants pour les joueurs qui se demandent combien de fois il faut opérer pour avoir un mélange convenable.

Le séminaire, organisé par Lisa Rougetet, est soutenu par le Rime Lab (EA 7396), le laboratoire Lille Economie Management (UMR 9221) et le laboratoire Savoirs Textes Langage (UMR 8163), en partenariat avec la MESHS.

            L’objectif de ce cycle de séminaires est de mener une réflexion sur la place que peut occuper le jeu dans une démarche scientifique ; comment les jeux et leur analyse ont-ils introduit de nouveaux concepts et posé de nouveaux problèmes ? Comment ont-ils permis la modélisation de situations simples pour ensuite développer des théories plus complexes ? Le jeu possède en effet ces atouts de se développer au sein de règles précises ; il a fait l’objet de tentatives de mises au point de stratégies gagnantes s’appuyant sur des démarches mathématiques singulières, permettant de les enrichir en retour, mais a également servi de modèle dans la compréhension de phénomènes appartenant à d’autres champs disciplinaires.

            Les questionnements autour de l’utilisation des jeux dans une théorie scientifique, à la fois en tant qu’objet ou qu’outil, porteront donc sur plusieurs disciplines (théorie des jeux en économie, histoire des mathématiques récréatives, ethnomathématique, informatique), et interrogeront l’histoire pour faire apparaître et analyser la fécondité des interactions entre le jeu et les pratiques scientifiques.

Programme prévisionnel :

Toutes les séances auront lieu le lundi de 17h à 19h à la MESHS de Lille, 2 rue des Canonniers 59 002 Lille Cedex.

- lundi 20 février 2017 : Évelyne Barbin (professeure émérite, Laboratoire de mathématiques Jean Leray, Université de Nantes). “Le problème des 36 officiers de Leonhard Euler à Gaston Tarry (1782-1900)”.

D’autres séances seront programmées.

Précédentes interventions :

- lundi 28 novembre 2016 : Christian Schmidt (professeur émérite Université Paris-Dauphine). “La théorie des jeux : Histoire et prospective”.

- lundi 12 décembre 2016 : David King (maître de conférences en Game Design, London College of Communication). “Choice, Randomness and Interaction: Exploring Game Rules”.