Diffuser en Open Access

Diffuser en Open Access

Il existe plusieurs façons de diffuser ses publications, données de recherche, en libre accès. La déclaration de Berlin mentionne l’auto-archivage et les revues en libre accès, qui correspondent respectivement à la voie verte et à la voie dorée.

La voie verte (green road)

Cette voie est celle de l’auto-archivage. Le chercheur, la chercheuse, dépose son document (pre-print, post-print, selon le contrat d’éditeur de la revue dans laquelle son article est paru) dans une archive ouverte, c’est-à-dire une plateforme en ligne, permettant le dépôt et la diffusion de contenus scientifiques avant ou après leur publication dans une revue.

Il existe des plateformes thématiques (ex: arXivbioRxivRePEc…), nationales (exemple, pour la France, HAL) ou institutionnelles (ex: ProdInra pour l’INRA, SPIRE pour SciencesPo.)

Les chercheurs de l’université de Lille disposeront bientôt d’une archive ouverte institutionnelle depuis laquelle diffuser leurs travaux. Cette archive ouverte communiquera avec HAL. Les unités de recherche pourront choisir de déposer leurs publications dans l’archive ouverte institutionnelle ou dans HAL, et ces publications seront visibles depuis les deux plateformes.

La voie dorée (gold road)

Cette voie se rapproche davantage du modèle traditionnel de publication scientifique. L’auteur soumet son article à une revue en libre accès, l’article suit alors le circuit classique de l’édition scientifique : validation des contenus par les pairs (peer-reviewing), travail éditorial de mise en page des articles… La différence avec l’édition scientifique traditionnelle repose sur l’accès aux documents : le lecteur peut les consulter gratuitement, sans abonnement. Le DOAJ (répertoire des revues en open access) recense plus de 9000 revues de bonne qualité en open access et vous permet de chercher des revues selon leur discipline, leur modèle économique…

La publication dans une revue en open access implique parfois une prise en charge des frais de publication (Article Processing Charge, APC) par l’auteur ou l’institution qui l’emploie. Il est connu sous le nom de «modèle auteur-payeur».

Le modèle hybride

Un modèle hybride est proposé par certaines éditeurs : l’abonnement à la revue reste payant, mais le chercheur, la chercheuse, peut payer des frais de publication (APC) pour que son article en particulier soit mis en open access. Cet Open Access «à la carte» engendre donc un double coût : celui de l’abonnement pour l’institution, celui des frais de publication (APC) pour les chercheurs.