Eviter les revues prédatrices

Les éditeurs prédateurs sont des éditeurs qui cherchent à faire du profit sans se soucier de la qualité scientifique des contenus qu’ils diffusent.

Ce phénomène est en pleine expansion puisque le nombre d’articles publiés dans des revues douteuses ou prédatrices est passé de 50 000 en 2010 à 420 000 en 2014 (Cenyu Shen et Bo-Christer Björk, 2015). Ces articles sont publiés dans environ 8000 titres de revues. Toutes les disciplines sont concernées mais plus particulièrement l’ingénierie et l’économie.

Publier chez un éditeur prédateur peut avoir plusieurs conséquences:

  • Ces publications ne seront pas prises en compte dans votre évaluation
  • Votre réputation de chercheur en sera affecté
  • Vous risquez de devoir payer pour publier ou rétracter votre article

Critères pour déterminer qu’une revue est prédatrice

Voici quelques critères qui doivent vous alerter sur la qualité d’une revue :

  • La revue a le même nom qu’une autre revue plus ancienne
  • La revue prétend être indexée dans des bases comme Scopus, le Web of Science alors que ce n’est pas le cas
  • Le processus de revue par les pairs n’est pas explicite ou son délai est très court
  • Le nom de la revue n’est pas cohérent avec son origine géographique
  • Les membres du comité éditorial n’apparaissent pas sur le site web de la revue, ou ils ne sont pas facilement identifiables
  • Le comité éditorial est très restreint ou fait office de comité éditorial pour plusieurs revues
  • Les informations sur d’éventuels coûts d’APC ne sont pas facilement trouvables sur le site web

Vous pouvez aussi vous référer à une liste de critères plus détaillée.

Des revues peuvent aussi être considérées de faible qualité éditoriale et/ou scientifique sans être classée parmi les revues prédatrices.

Outils

Il existe quelques outils qui peuvent vous aider à déterminer le degré de confiance que vous pouvez accorder à une revue :

  • Liste de Beall des éditeurs prédateurs (le lien renvoi vers une version archivée du blog)
  • Liste de Beall des revues prédatrices ‘autonomes’ (le lien renvoi vers une version archivée du blog)
  • Le répertoire des revues en open access : DOAJ. Donne des informations sur des revues en open access qui remplissent les critères éditoriaux définis par le site.
  • Le site Think. Check. Submit : propose des listes d’éléments à vérifier avant de choisir une revue dans laquelle publier.
  • Le site QOAM : site collaboratif sur lequel les chercheurs peuvent évaluer la qualité d’une revue en open access dans laquelle ils ont publié et préciser le montant éventuellement payé pour la publication.

Si vous êtes contacté par un éditeur pour une publication ou si vous avez un doute sur la qualité d’une revue dans laquelle vous envisagez de publier, vous pouvez nous contacter afin que nous vous aidions à déterminer s’il s’agit d’une revue prédatrice.