Une journée d'étude et d'échange entre la communauté de la recherche et les professionnels spécialisés sur le terrain organisée par le GRÉVIF (Groupe de Recherche et d'Étude sur les Violences Intrafamiliales)
Présentation
Les violences au sein du couple constituent une problématique majeure. En France, 272 000 personnes, dont 229 000 femmes, victimes de violences exercées par un partenaire ou ex-partenaire ont été enregistrées par les services de sécurité en 2024 (Service Statistiques du ministère de l’Intérieur, 2025) dont on sait qu’ils sous-estiment l’ampleur des violences (Benbouriche & Parent, 2018). Leurs conséquences, aussi bien humaines et sociales, soulignent la nécessité de développer une politique publique efficace en matière de prévention. Toutefois, si dans l’ensemble les connaissances ont progressé au cours des dernières décennies, les violences conjugales subies ou commises par des personnes LGBTQIA+, en situation de handicap ou adolescentes restent très mal appréhendées, notamment parce que les études sur ces sujets sont peu nombreuses.
Le peu de données existantes souligne pourtant l’importance de mieux comprendre les violences au sein du couple auprès de ces populations. Dans une enquête pour l’ADAPT, l’Ifop met en avant que 23% des femmes en situation de handicap ont été victimes de violences au sein du couple. Par ailleurs, les violences au sein du couple peuvent ne pas être visibles du fait d’une sous-déclaration des violences subies par les personnes appartenant à la communauté LGBTQIA+ : cette sous-déclaration a pu être observée en raison, entre autres, de la crainte du jugement et de la crainte de susciter des réactions homophobes ou transphobes (discrimination, dévoilement de l’orientation sexuelle, rejet de la communauté, etc.). Enfin, les personnes adolescentes apparaissent également comme une population vulnérable, sans que l’étayage scientifique soit toujours à disposition.
Dans ce contexte, cette journée d’étude et d'échange organisée par le GRÉVIF a pour objectif de mieux comprendre les spécificités de ces populations généralement moins ciblées par l’action publique afin de soutenir le développement de dispositifs et d’une réponse publique adaptés.